DDI-BFA-INSD-EDSBF-II-v1
Enquête démographique et de santé (EDS),1998
EDSBF-II
Nom | Code pays |
---|---|
Burkina Faso | BFA |
Demographic and Health Survey [hh/dhs]
L’Enquête Démographique et de Santé du Burkina Faso (EDSBF-II) a été exécutée par l’Institut National de la Statistique et de la Démographie (INSD), avec l’assistance technique de Macro International Inc. Il s’agit de la deuxième enquête par sondage du genre, réalisée au niveau national après celle de 1993. Les objectifs étaient de fournir des informations détaillées sur la fécondité, la planification familiale, la santéde la mère et de l’enfant, l’état nutritionnel des enfants de moins de cinq ans, la mortalité infanto-juvénile, la mortalité maternelle, l’excision, et les maladies sexuellement transmissibles et le Sida. Ces informations donnent un éclairage de la situation démographique et sanitaire du Burkina Faso.
Parmi les femmes de 15-49 ans, 80 % étaient en union au moment de l’enquête et très peu de femmes restent célibataires (moins de 1 % à partir de 30 ans). Ainsi, le mariage qui demeure le cadre pratiquement exclusif de la procréation est quasi-universel au Burkina Faso. En outre, plus d’une femme en union sur deux (55 %) vit en union polygame. L’entrée en union est précoce :
Les femmes burkinabè ont une fécondité élevée. Avec les niveaux actuels, une femme donnera naissance en moyenne à 6,8 enfants durant sa vie féconde. L'une des caractéristiques de cette fécondité est sa précocité. En effet, plus d'une femme sur deux donne naissance à son premier enfant avant l'âge de 20 ans. Par ailleurs, les niveaux de fécondité présentent de fortes variations selon le milieu de résidence et le niveau d’instruction. Les femmes du milieu rural (7,3 enfants par femme) donnent naissance en moyenne à 3 enfants de plus que celles du milieu urbain (4,1 enfants par femme). De même, les femmes sans instruction ont en moyenne 4 enfants de plus que celles de niveau secondaire ou plus: 7,1 enfants par femme contre 2,9. Au cours des dernières années, la fécondité semble avoir amorcé une réelle baisse en milieu urbain : l’indice synthétique de fécondité (ISF) ou nombre moyen d’enfants par femme est passé de 5 en 1993 à 4,1 en 1998-99. L'augmentation de la prévalence contraceptive au cours de cette période est peut-être l'un des principaux facteurs ayant contribué à cette baisse : la prévalence contraceptive moderne en ville est passée de 17 % en 1993 à 29 % en 1998-99).
Au Burkina Faso, moins de 2 % seulement des femmes actuellement en union et âgées de 35-49 ans (âges auxquels l’arrivée d’un premier enfant est peu probable) n’ont jamais eu d’enfants et peuvent être considérées comme stériles.Bien que de plus en plus de femmes connaissent des méthodes contraceptives (78 % en 1998-99 contre 66 % en 1993), et en particulier les méthodes modernes (76 % en 1998-99 contre 62 % en 1993), peu de femmes les utilisent au Burkina Faso. En effet, la prévalence contraceptive est seulement de 12 %, pour toutes méthodes confondues, et 6 % pour les méthodes modernes. Parmi les femmes en union, la proportion des utilisatrices a nettement augmenté ces dernières années, passant de 8 % en 1993 à 12 % en 1998-99 pour l’ensemble des méthodes. Concernant les seules méthodes modernes, les variations sont très faibles au cours de la période (4 % en 1993 et 5 % en 1998-99). En ce qui concerne les hommes, les niveaux de connaissance (93 %) et d’utilisation (32 %) sont nettement plus élevés que ceux des femmes. S’agissant des méthodes modernes, l’utilisation actuelle de la contraception par les hommes en union est plus du double (13 %) de celles des femmes en union. Quel que soit le sexe, la connaissance et l’utilisation de la contraception sont plus importantes en milieu urbain qu’en milieu rural, pour les instruits que les sans instruction.
Au Burkina Faso, les hommes et les femmes restent encore attachés à une descendance nombreuse puisque pour les femmes, le nombre idéal d'enfants est en moyenne de 5,7; il est de 7,0 enfants pour les hommes. Le désir d'enfants est la raison principale avancée par les hommes et les femmes pour ne pas avoir l’intention d’utiliser la contraception dans l'avenir :
Au cours des deux semaines ayant précédé l’enquête, un enfant de moins de cinq ans sur cinq (20 %) a eu, au moins, un épisode diarrhéique. Parmi ces enfants, un sur cinq présentait un symptôme de dysenterie. C’est chez les enfants de 6 à 23 mois que la prévalence de la diarrhée est la plus importante : à cet âge, plus d’un quart des enfants ont eu, au moins, un épisode diarrhéique durant les deux semaines ayant précédé l’enquête. Parmi les enfants ayant eu la diarrhée, plus de la moitié (53 %) n’a bénéficié ni d’une Thérapie de Réhydratation par voie Orale (TRO), ni d’un supplément de liquides pendant la maladie. Par ailleurs, dans seulement moins d’un cas sur cinq (19 %) les enfants malades ont été conduits en consultation dans un établissement sanitaire ou auprès de personnel médical. Environ un enfant de moins de cinq ans sur sept (14 %) a souffert de toux et de respiration courte et rapide pendant les deux semaines précédant l'enquête. Les enfants du milieu rural (14 %) ainsi que ceux des régions Nord (16 %) et Est (14 %) sont légèrement plus touchés que les autres. Parmi ces enfants malades, environ un sur cinq (22 %) a été conduit en consultation dans une formation sanitaire ou auprès de personnel médical. En outre, plus d’un enfant sur trois (36 %) a eu de la fièvre au cours des deux semaines précédant l’enquête.
environ plus d’un enfant sur cinq est atteint à partir de l’âge de trois ans. Au total, 13 % souffrent de malnutrition aiguë, ou sont émaciés, c'est-à-dire qu’ils sont trop maigres par rapport à leur taille; parmi eux, 3 % souffrent de malnutrition aiguë sévère. Cette situation nutritionnelle des enfants, déjà très préoccupante au niveau national, est encore plus alarmante au niveau de certaines sous-populations, particulièrement parmi celles du milieu rural.
Conséquence d’une situation sanitaire déficiente et d’un mauvais état nutritionnel, la mortalité des enfants au Burkina Faso est relativement élevée. Sur 1 000 enfants qui naissent, 105 décèdent avant leur premier anniversaire et sur 1 000 qui atteignent 1 an, 127 décèdent avant l’âge de 5 ans. On observe des écarts de niveau de mortalité très importants selon le milieu de résidence : la mortalité infantile varie de 67 ‰ dans le milieu urbain à 113 ‰ en milieu rural. Selon la région, il varie d’un minimum de 70 ‰ à Ouagadougou à un maximum de 119 ‰ dans la région du Centre/Sud. Le niveau d’instruction de la mère influence sensiblement la mortalité des enfants : les enfants dont la mère est sans instruction courent un risque de décéder avant un an de 110 ‰ contre 79 ‰ pour ceux dont la mère a un niveau d’instruction secondaire ou plus. La structure par âge de la mortalité des enfants, pour les cinq dernières années avant l’enquête, se caractérise par une surmortalité aux âges post-néonatals et juvéniles. Le risque de mortalité néonatale (durant le premier mois) est inférieur à celui de la tranche d’âges de 1 à 11 mois (65 ‰ contre 41 ‰). De même, la mortalité infantile (105 ‰) est inférieure à la mortalité juvénile (127 ‰). Le niveau d’instruction de la mère, son comportement procréateur lié à l’espacement des naissances, à l’âge à la procréation et au nombre d’accouchements, déterminent encore plus les risques de mortalité des enfants quelles que soient, par ailleurs, les autres conditions sociales. Ainsi le risque de mourir avant l’âge de 5 ans est 2,3 fois plus élevé pour un enfant dont la mère n’a aucun niveau d’instruction que celui dont la mère a atteint au moins le niveau secondaire. De même, les enfants issus de mère âgée de moins de 20 ans courent un plus grand risque de décéder avant leur premier anniversaire :
L’excision est une pratique très fréquente au plan national : près des trois quarts des femmes de 15-49 ans (72 %) sont excisées. Cette pratique est particulièrement fréquente chez les femmes de religion musulmane (78 %), et chez celles résidant dans les régions Ouest (86 %) et Nord (81 %). De plus, parmi les femmes enquêtées, 25 % avaient déjà fait exciser leur fille aînée mais 22 % ont déclaré, par contre, qu’elles n’avaient pas l’intention de la faire exciser. Parmi les femmes qui connaissent l’excision, près des deux tiers (65 %) ont déclaré qu’elles étaient favorables à l’abandon de cette pratique. Parmi les hommes, cette proportion est de 69 %. Les complications médicales causées par l’excision ainsi que l’interdiction par la loi constituent les deux principales raisons citées par les hommes et les femmes pour justifier leur opinion en faveur de l’abandon de cette pratique.
Sample survey data [ssd]
Version finale
2000-05
Au niveau ménage
Enregistré tous les membres du ménage avec certaines de leurs caractéristiques : nom, lien de parenté avec le chef de ménage, sexe, âge, situation de résidence, niveau d'instruction, etc. Il convient également des informations relatives aux conditions de vie du ménage.
Sujets concernant les femmes :
Sujets concernant les hommes :
Nationale
L'enquête a couvert tous les membres de droit du ménage (résidents habituels) sélectionnés, tous les membres de ces ménages ont été identifiés à l'aide d'un questionnaire ménage et chaque femme âgée de 15 à 49 ans que l'on a identifiée a été également enquêtée avec un questionnaire individuel femme. Dans la moitié des ménages sélectionnés pour l'enquête femme, tous les hommes âgés 15-59 ans ont été interrogés pour l'enquête homme.
Nom | Affiliation |
---|---|
Institut national de la statistique et de la démographie | Ministère de l'économie et des finances |
Nom | Affiliation | Rôle |
---|---|---|
Macro International Inc | Assistance technique | |
Direction Direction de la Santé de la Famille | Ministère de la santé | Appui technique |
Comité National de Lutte contre le Sida | Ministère de la santé | Appui technique |
Centre National de Centre National Nutrition | Ministère de la santé | Appui technique |
Institut National d’Alphabétisation | Ministère de l'Enseignement de Base et l'Alphabetisation | Appui technique |
Comité National de Lutte contre la Pratique de l’Excision | Ministère de l'Action Sociale et de la Famille | Appui technique |
Nom | Abréviation | Rôle |
---|---|---|
Agence des États-Unis pour le Développement International | USAID | Appui financier |
Fonds des Nations Unies pour la Population | FNUAP | Appui financier |
Projet Population et Lutte contre le Sida de la Banque mondiale | PPLS | Appui financier |
L'échantillon cible de l'EDSBF-II est de 6000 femmes en âge de procréer (15- 49 ans). L'échantillon est stratifié, pondéré et représentatif au niveau national et au niveau des milieux de résidence. Il est basé sur un sondage par grappes stratifié à deux degrés. Au premier degré, 210 grappes constituant les unités primaires de sondage, ont été sélectionnées par tirage aléatoire à partir de la liste de toutes les Zones de Dénombrement (ZD) du Recensement Général de la Population et de l'Habitation (RGPH) de 1996. Au deuxième degré, les ménages ont été tirés à partir de la liste des ménages dénombrés dans chaque grappe. Toutes les femmes de 15 à 49 ans de ces ménages ont été enquêtés. L'échantillon des hommes a été obtenu à partir d'un sous-échantillon des ménages (1 ménage sur 2).
Confère Annexe A du rapport final.
Voir Annexe A du rapport final.
Début | Fin |
---|---|
1998-11-19 | 1999-03-07 |
Nom | Affiliation | Abréviation |
---|---|---|
Institut nationale de statistique et de la démographie | Ministère de l'économie et des finances | INSD |
Pour garantir une bonne réalisation de l'enquête, un comité technique a été mis en place sous la responsabilité d'un directeur National et d'un Directeur Technique. Ils avaient en charge la supervision générale la supervision générale de l'enquête, y compris les travaux informatiques
L'ensemble des opérations de saisie et d'apurement des données ont été réalisées à l'INSD par une équipe de six agents, un contrôleur et un superviseur. La saisie des questionnaires a commencé une semaine seulement après le début de la collecte et s'est poursuivie jusqu'en avril 1999. L'apurement a permis de vérifier la cohérence interne des données saisies. Par ailleurs, la double saisie a été appliquée à tous les questionnaires. Après l'apurement des données, les dates des évènements ont été imputées, dans le cas où ces informations n'avaient pas été enregistrées dans le questionnaire (date de naissance de la femme, date du premier mariage de la femme, date de naissance des enfants et âge au décès des enfants).
Voir Annexe B du rapport final.
Nom | Affiliation |
---|---|
Direction de l'informatique et du management de l'information statistique | Institut national de la statistique et de la démographie |
Requis | Texte de la déclaration de confidentialité |
---|---|
yes | L'accès aux données est soumis aux principes de confidentialité et de protection des informations. Toute personne, institution ou organisation autorisée à accéder à ces données s'engage à respecter les dispositions suivantes : 1. Utilisation limitée des données: les données fournies doivent être utilisées exclusivement aux fins pour lesquelles elles ont été obtenues. Toute utilisation non autorisée, notamment à des fins commerciales, est strictement interdite sans l'accord préalable des responsables concernés. 2. Protection de la confidentialité: les utilisateurs doivent accorder une attention particulière à la confidentialité des informations individuelles ou sensibles contenues dans les données. En aucun cas, les données ne doivent être utilisées pour identifier ou divulguer des informations personnelles sur les individus ou les entités concernées. 3. Partage et diffusion: les données ne peuvent être partagées, publiées ou transmises à d'autres niveaux sans une autorisation explicite préalable. Toute publication impliquant ces données doit garantir l'anonymat des informations sensibles et respecter scrupuleusement les droits des personnes concernées. 4. Sécurité des données: les utilisateurs doivent prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger leurs données contre tout accès non autorisé, toute perte ou tout dommage. 5. Responsabilité légale: tout manquement aux conditions d'accès ou d'utilisation des données peut entraîner des sanctions, notamment la révocation des droits d'accès, des poursuites judiciaires et l'obligation de réparation. 6. Engagement d'un engagement: les utilisateurs doivent signer un engagement de confidentialité avant d'accéder aux données, attestant ainsi de leur compréhension et de leur respect des conditions liées à leur utilisation. |
L'ensemble de données a été rendu anonyme et est disponible en tant qu'ensemble de données à usage public. Il est accessible à tous à des fins statistiques et de recherche uniquement, selon les conditions suivantes :
L'utilisateur des données reconnaît que l'INSD, le distributeur autorisé des données et l'organisme de financement concerné ne sont pas responsables de l'utilisation des données ou des interprétations ou déductions basées sur ces utilisations.
(c) 2025, INSD
Nom | Affiliation | URL | |
---|---|---|---|
Institut national de la statistique et de la démographie | Ministère de l'économie et des finances | insd@insd.bf | https://www.insd.bf |
DDI-BFA-INSD-EDSBF-II-v1
Nom | Abréviation | Affiliation | Rôle |
---|---|---|---|
Institut national de la statistique et de la démographie | INSD | Ministère de l'économie et des finances | Documentation de l'étude |
2025-02-02
Version finale