{"doc_desc":{"title":"EDSBF-II_1998_1999","idno":"DDI-BFA-INSD-EDSBF-II-v1","producers":[{"name":"Institut national de la statistique et de la d\u00e9mographie","abbr":"INSD","affiliation":"Minist\u00e8re de l'\u00e9conomie et des finances","role":"Documentation de l'\u00e9tude"}],"prod_date":"2025-02-02","version_statement":{"version":"Version finale"}},"study_desc":{"title_statement":{"idno":"DDI-BFA-INSD-EDSBF-II-v1","title":"Enqu\u00eate d\u00e9mographique et de sant\u00e9 (EDS),1998","alternate_title":"EDSBF-II"},"authoring_entity":[{"name":"Institut national de la statistique et de la d\u00e9mographie","affiliation":"Minist\u00e8re de l'\u00e9conomie et des finances"}],"production_statement":{"producers":[{"name":"Macro  International Inc","abbr":"","affiliation":"","role":"Assistance technique"},{"name":"Direction  Direction de la Sant\u00e9 de la Famille","abbr":"DSF","affiliation":"Minist\u00e8re de la sant\u00e9","role":"Appui technique"},{"name":"Comit\u00e9 National de Lutte contre le Sida","abbr":"CNLS","affiliation":"Minist\u00e8re de la sant\u00e9","role":"Appui technique"},{"name":"Centre National de Centre National  Nutrition","abbr":"CNN","affiliation":"Minist\u00e8re de la sant\u00e9","role":"Appui technique"},{"name":"Institut National  d\u2019Alphab\u00e9tisation","abbr":"INA","affiliation":"Minist\u00e8re de l'Enseignement de Base et l'Alphabetisation","role":"Appui technique"},{"name":"Comit\u00e9 National de Lutte  contre la Pratique de l\u2019Excision","abbr":"CNLPE","affiliation":"Minist\u00e8re de l'Action Sociale et de la Famille","role":"Appui technique"}],"copyright":"(c) 2025, INSD","funding_agencies":[{"name":"Agence des \u00c9tats-Unis pour le D\u00e9veloppement International","abbr":"USAID","role":"Appui financier"},{"name":"Fonds des Nations Unies pour la Population","abbr":"FNUAP","role":"Appui financier"},{"name":"Projet Population et Lutte contre le Sida de la Banque mondiale","abbr":"PPLS","role":"Appui financier"}]},"distribution_statement":{"contact":[{"name":"Institut national de la statistique et de la d\u00e9mographie","affiliation":"Minist\u00e8re de l'\u00e9conomie et des finances","email":"insd@insd.bf","uri":"https:\/\/www.insd.bf"}]},"series_statement":{"series_name":"Demographic and Health Survey [hh\/dhs]"},"version_statement":{"version":"Version finale","version_date":"2000-05"},"study_info":{"keywords":[{"keyword":"Reproduction","vocab":"","uri":""},{"keyword":"Contraception","vocab":"","uri":""},{"keyword":"Grossesse","vocab":"","uri":""},{"keyword":"Allaitement","vocab":"","uri":""},{"keyword":"Vaccination","vocab":"","uri":""},{"keyword":"Pr\u00e9f\u00e9rence en mati\u00e8re de sant\u00e9","vocab":"","uri":""},{"keyword":"Excision","vocab":"","uri":""},{"keyword":"Mortalit\u00e9 maternelle","vocab":"","uri":""},{"keyword":"Maladies Sexuellement Transmissibles","vocab":"","uri":""}],"abstract":"L\u2019Enqu\u00eate D\u00e9mographique et de Sant\u00e9 du Burkina Faso (EDSBF-II) a \u00e9t\u00e9 ex\u00e9cut\u00e9e par l\u2019Institut National de la Statistique et de la D\u00e9mographie (INSD), avec l\u2019assistance technique de Macro International Inc. Il s\u2019agit de la deuxi\u00e8me enqu\u00eate par sondage du genre, r\u00e9alis\u00e9e au niveau national apr\u00e8s celle de 1993. Les objectifs \u00e9taient de fournir des informations d\u00e9taill\u00e9es sur la f\u00e9condit\u00e9, la planification familiale, la sant\u00e9de la m\u00e8re et de l\u2019enfant, l\u2019\u00e9tat nutritionnel des enfants de moins de cinq ans, la mortalit\u00e9 infanto-juv\u00e9nile, la mortalit\u00e9 maternelle, l\u2019excision, et les maladies sexuellement transmissibles et le Sida. Ces informations donnent un \u00e9clairage de la situation d\u00e9mographique et sanitaire du Burkina Faso.\nAu cours de l\u2019EDSBF-II, r\u00e9alis\u00e9e sur le terrain de novembre 1998 \u00e0 mars 1999, 4 812 m\u00e9nages, 6 445 femmes en \u00e2ge de procr\u00e9er (15-49 ans) et 2 641 hommes de 15 \u00e0 59 ans ont \u00e9t\u00e9 enqu\u00eat\u00e9s avec succ\u00e8s soit des taux de couverture respectifs de 98,0 %, 95,6 % et 91,1 %. Dans les 4 812 m\u00e9nages enqu\u00eat\u00e9s, 31 569 personnes r\u00e9sidentes ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9nombr\u00e9es. Les femmes (16 423, soit 52 %) sont plus nombreuses que les hommes (15 146, soit 48 %). La r\u00e9partition des m\u00e9nages selon leur taille fait appara\u00eetre qu'un peu plus d'un m\u00e9nage sur dix (12 %) est compos\u00e9 d'une seule personne et 45 % de 3 \u00e0 6 personnes. Les m\u00e9nages de grande taille (neuf personnes ou plus) repr\u00e9sentent 27 %. La pyramide des \u00e2ges de la population pr\u00e9sente une allure globalement r\u00e9guli\u00e8re, caract\u00e9ristique des pays \u00e0 forte f\u00e9condit\u00e9 : une base large qui se r\u00e9tr\u00e9cit rapidement au fur et \u00e0 mesure que l'on \u00e9volue vers les \u00e2ges \u00e9lev\u00e9s. La consommation des eaux de surface (rivi\u00e8re, fleuve, mare, lac, barrage, eaux de pluie) pendant la saison des pluies est une pratique concernant 17 % des m\u00e9nages; ils sont particuli\u00e8rement localis\u00e9s en milieu rural (20 %).\n Parmi les femmes de 15-49 ans, 80 % \u00e9taient en union au moment de l\u2019enqu\u00eate et tr\u00e8s peu de femmes restent c\u00e9libataires (moins de 1 % \u00e0 partir de 30 ans). Ainsi, le mariage qui demeure le cadre pratiquement exclusif de la procr\u00e9ation est quasi-universel au Burkina Faso. En outre, plus d\u2019une femme en union sur deux (55 %) vit en union polygame. L\u2019entr\u00e9e en union est pr\u00e9coce : 63 % des femmes de 25-45 ans \u00e9taient d\u00e9j\u00e0 en union \u00e0 18 ans et la moiti\u00e9 des femmes entre en premi\u00e8re union d\u00e8s l\u2019\u00e2ge de 17,6 ans. L\u2019enqu\u00eate pr\u00e9c\u00e9dente avait d\u00e9termin\u00e9 \u00e0 peu pr\u00e8s le m\u00eame \u00e2ge m\u00e9dian (17,5 ans), ce qui signifie qu\u2019il n\u2019y a pas eu d\u2019\u00e9volution dans le calendrier de la primo-nuptialit\u00e9 depuis 1993. Les premiers rapports sexuels se produisent \u00e9galement tr\u00e8s t\u00f4t (\u00e2ge m\u00e9dian de 17,5 ans). Les hommes contractent leur premi\u00e8re union \u00e0 un \u00e2ge plus tardif que celui des femmes, leur \u00e2ge m\u00e9dian \u00e0 la premi\u00e8re union \u00e9tant estim\u00e9 \u00e0 25,3 ans.\nLes femmes burkinab\u00e8 ont une f\u00e9condit\u00e9 \u00e9lev\u00e9e. Avec les niveaux actuels, une femme donnera naissance en moyenne \u00e0 6,8 enfants durant sa vie f\u00e9conde. L'une des caract\u00e9ristiques de cette f\u00e9condit\u00e9 est sa pr\u00e9cocit\u00e9. En effet, plus d'une femme sur deux donne naissance \u00e0 son premier enfant avant l'\u00e2ge de 20 ans. Par ailleurs, les niveaux de f\u00e9condit\u00e9 pr\u00e9sentent de fortes variations selon le milieu de r\u00e9sidence et le niveau d\u2019instruction. Les femmes du milieu rural (7,3 enfants par femme) donnent naissance en moyenne \u00e0 3 enfants de plus que celles du milieu urbain (4,1 enfants par femme). De m\u00eame, les femmes sans instruction ont en moyenne 4 enfants de plus que celles de niveau secondaire ou plus: 7,1 enfants par femme contre 2,9. Au cours des derni\u00e8res ann\u00e9es, la f\u00e9condit\u00e9 semble avoir amorc\u00e9 une r\u00e9elle baisse en milieu urbain : l\u2019indice synth\u00e9tique de f\u00e9condit\u00e9 (ISF) ou nombre moyen d\u2019enfants par femme est pass\u00e9 de 5 en 1993 \u00e0 4,1 en 1998-99. L'augmentation de la pr\u00e9valence contraceptive au cours de cette p\u00e9riode est peut-\u00eatre l'un des principaux facteurs ayant contribu\u00e9 \u00e0 cette baisse : la pr\u00e9valence contraceptive moderne en ville est pass\u00e9e de 17 % en 1993 \u00e0 29 % en 1998-99).\nAu Burkina Faso, moins de 2 % seulement des femmes actuellement en union et \u00e2g\u00e9es de 35-49 ans (\u00e2ges auxquels l\u2019arriv\u00e9e d\u2019un premier enfant est peu probable) n\u2019ont jamais eu d\u2019enfants et peuvent \u00eatre consid\u00e9r\u00e9es comme st\u00e9riles.Bien que de plus en plus de femmes connaissent des m\u00e9thodes contraceptives (78 % en 1998-99 contre 66 % en 1993), et en particulier les m\u00e9thodes modernes (76 % en 1998-99 contre 62 % en 1993), peu de femmes les utilisent au Burkina Faso. En effet, la pr\u00e9valence contraceptive est seulement de 12 %, pour toutes m\u00e9thodes confondues, et 6 % pour les m\u00e9thodes modernes. Parmi les femmes en union, la proportion des utilisatrices a nettement augment\u00e9 ces derni\u00e8res ann\u00e9es, passant de 8 % en 1993 \u00e0 12 % en 1998-99 pour l\u2019ensemble des m\u00e9thodes. Concernant les seules m\u00e9thodes modernes, les variations sont tr\u00e8s faibles au cours de la p\u00e9riode (4 % en 1993 et 5 % en 1998-99). En ce qui concerne les hommes, les niveaux de connaissance (93 %) et d\u2019utilisation (32 %) sont nettement plus \u00e9lev\u00e9s que ceux des femmes. S\u2019agissant des m\u00e9thodes modernes, l\u2019utilisation actuelle de la contraception par les hommes en union est plus du double (13 %) de celles des femmes en union. Quel que soit le sexe, la connaissance et l\u2019utilisation de la contraception sont plus importantes en milieu urbain qu\u2019en milieu rural, pour les instruits que les sans instruction.\nAu Burkina Faso, les hommes et les femmes restent encore attach\u00e9s \u00e0 une descendance nombreuse puisque pour les femmes, le nombre id\u00e9al d'enfants est en moyenne de 5,7; il est de 7,0 enfants pour les hommes. Le d\u00e9sir d'enfants est la raison principale avanc\u00e9e par les hommes et les femmes pour ne pas avoir l\u2019intention d\u2019utiliser la contraception dans l'avenir : plus de 2 femmes sur 5 en union et non utilisatrices (45 %, contre 44 % d'hommes) n'ont pas l'intention d'utiliser la contraception dans l'avenir. Les r\u00e9sultats de l'enqu\u00eate montrent que 26 % des femmes en union ont des besoins non-satisfaits en mati\u00e8re de planification familiale, soit pour la limitation (7 %), soit pour l\u2019espacement (19 %) des naissances.\nLa satisfaction de cette demande pourrait entra\u00eener une augmentation de la pr\u00e9valence contraceptive qui pourrait atteindre 38 %. \u00c0 l\u2019heure actuelle, 32 % de cette demande potentielle totale se trouve satisfaite chez les femmes en union au Burkina Faso. Au cours des cinq ann\u00e9es ayant pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 l'enqu\u00eate, pour pr\u00e8s de deux naissances sur cinq (39 %), la m\u00e8re n\u2019a fait aucune consultation pr\u00e9natale pendant la grossesse. Cette proportion n\u2019a pratiquement pas chang\u00e9 depuis 1993 (40 %). Par ailleurs, 45 % des naissances n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 prot\u00e9g\u00e9es contre le t\u00e9tanos n\u00e9onatal.\nEnviron un quart des enfants de 12-23 mois (29 %) ont re\u00e7u toutes les vaccinations du Programme \u00c9largi de Vaccination (PEV) (sans la fi\u00e8vre jaune). \u00c0 l'inverse, un peu plus d\u2019un enfant sur dix (12 %) n'a re\u00e7u aucun de ces vaccins. En ce qui concerne le BCG, 72 % des enfants de 12-23 mois ont \u00e9t\u00e9 vaccin\u00e9s, 46 % ont \u00e9t\u00e9 vaccin\u00e9s contre la rougeole, 41 % ont re\u00e7u les trois doses de DTCoq et 42 % ont \u00e9t\u00e9 prot\u00e9g\u00e9s contre la polio. De plus, 36 % des enfants de 12-23 mois ont \u00e9t\u00e9 vaccin\u00e9s contre la fi\u00e8vre jaune. Le niveau d\u2019instruction de la m\u00e8re joue un r\u00f4le important dans le niveau de couverture vaccinale des enfants : seulement 26 % des enfants dont la m\u00e8re n\u2019a aucun niveau d\u2019instruction sont compl\u00e8tement vaccin\u00e9s, contre 60 % de ceux dont la m\u00e8re a un niveau d\u2019instruction primaire et 63 % de ceux dont la m\u00e8re a un niveau secondaire ou plus.\nAu cours des deux semaines ayant pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 l\u2019enqu\u00eate, un enfant de moins de cinq ans sur cinq (20 %) a eu, au moins, un \u00e9pisode diarrh\u00e9ique. Parmi ces enfants, un sur cinq pr\u00e9sentait un sympt\u00f4me de dysenterie. C\u2019est chez les enfants de 6 \u00e0 23 mois que la pr\u00e9valence de la diarrh\u00e9e est la plus importante : \u00e0 cet \u00e2ge, plus d\u2019un quart des enfants ont eu, au moins, un \u00e9pisode diarrh\u00e9ique durant les deux semaines ayant pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 l\u2019enqu\u00eate. Parmi les enfants ayant eu la diarrh\u00e9e, plus de la moiti\u00e9 (53 %) n\u2019a b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 ni d\u2019une Th\u00e9rapie de R\u00e9hydratation par voie Orale (TRO), ni d\u2019un suppl\u00e9ment de liquides pendant la maladie. Par ailleurs, dans seulement moins d\u2019un cas sur cinq (19 %) les enfants malades ont \u00e9t\u00e9 conduits en consultation dans un \u00e9tablissement sanitaire ou aupr\u00e8s de personnel m\u00e9dical. Environ un enfant de moins de cinq ans sur sept (14 %) a souffert de toux et de respiration courte et rapide pendant les deux semaines pr\u00e9c\u00e9dant l'enqu\u00eate. Les enfants du milieu rural (14 %) ainsi que ceux des r\u00e9gions Nord (16 %) et Est (14 %) sont l\u00e9g\u00e8rement plus touch\u00e9s que les autres. Parmi ces enfants malades, environ un sur cinq (22 %) a \u00e9t\u00e9 conduit en consultation dans une formation sanitaire ou aupr\u00e8s de personnel m\u00e9dical. En outre, plus d\u2019un enfant sur trois (36 %) a eu de la fi\u00e8vre au cours des deux semaines pr\u00e9c\u00e9dant l\u2019enqu\u00eate.\nLa quasi-totalit\u00e9 des enfants n\u00e9s durant les cinq ann\u00e9es ayant pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 l'enqu\u00eate (99 %) ont \u00e9t\u00e9 allait\u00e9s. En moyenne, et quelles que soient les caract\u00e9ristiques de la m\u00e8re, les enfants sont allait\u00e9s pendant environ 27,7 mois. Cependant, on constate que plus de la moiti\u00e9 des enfants (52 %) ne sont pas allait\u00e9s durant leur premier jour d\u2019existence. Seulement 5 % des enfants de moins de 4 mois sont exclusivement allait\u00e9s. D\u00e8s le premier mois, 29 % des enfants re\u00e7oivent de l\u2019eau en plus du lait maternel, et 65 % re\u00e7oivent d\u2019autres liquides et des aliments alors que, selon les recommandations de l'OMS, les enfants ne devraient recevoir rien d\u2019autre que le lait maternel jusqu\u2019\u00e0 4-6 mois. Cette pratique peut affecter leur \u00e9tat nutritionnel et augmenter leur risque de contracter des maladies infectieuses. Plus du tiers des enfants de moins de cinq ans (37 %) souffrent de malnutrition chronique et 17 % pr\u00e9sentent un retard de croissance s\u00e9v\u00e8re. Cet \u00e9tat de malnutrition s\u2019aggrave rapidement avec l'\u00e2ge : environ plus d\u2019un enfant sur cinq est atteint \u00e0 partir de l\u2019\u00e2ge de trois ans. Au total, 13 % souffrent de malnutrition aigu\u00eb, ou sont \u00e9maci\u00e9s, c'est-\u00e0-dire qu\u2019ils sont trop maigres par rapport \u00e0 leur taille; parmi eux, 3 % souffrent de malnutrition aigu\u00eb s\u00e9v\u00e8re. Cette situation nutritionnelle des enfants, d\u00e9j\u00e0 tr\u00e8s pr\u00e9occupante au niveau national, est encore plus alarmante au niveau de certaines sous-populations, particuli\u00e8rement parmi celles du milieu rural. \nCons\u00e9quence d\u2019une situation sanitaire d\u00e9ficiente et d\u2019un mauvais \u00e9tat nutritionnel, la mortalit\u00e9 des enfants au Burkina Faso est relativement \u00e9lev\u00e9e. Sur 1 000 enfants qui naissent, 105 d\u00e9c\u00e8dent avant leur premier anniversaire et sur 1 000 qui atteignent 1 an, 127 d\u00e9c\u00e8dent avant l\u2019\u00e2ge de 5 ans. On observe des \u00e9carts de niveau de mortalit\u00e9 tr\u00e8s importants selon le milieu de r\u00e9sidence : la mortalit\u00e9 infantile varie de 67 \u2030 dans le milieu urbain \u00e0 113 \u2030 en milieu rural. Selon la r\u00e9gion, il varie d\u2019un minimum de 70 \u2030 \u00e0 Ouagadougou \u00e0 un maximum de 119 \u2030 dans la r\u00e9gion du Centre\/Sud. Le niveau d\u2019instruction de la m\u00e8re influence sensiblement la mortalit\u00e9 des enfants : les enfants dont la m\u00e8re est sans instruction courent un risque de d\u00e9c\u00e9der avant un an de 110 \u2030 contre 79 \u2030 pour ceux dont la m\u00e8re a un niveau d\u2019instruction secondaire ou plus. La structure par \u00e2ge de la mortalit\u00e9 des enfants, pour les cinq derni\u00e8res ann\u00e9es avant l\u2019enqu\u00eate, se caract\u00e9rise par une surmortalit\u00e9 aux \u00e2ges post-n\u00e9onatals et juv\u00e9niles. Le risque de mortalit\u00e9 n\u00e9onatale (durant le premier mois) est inf\u00e9rieur \u00e0 celui de la tranche d\u2019\u00e2ges de 1 \u00e0 11 mois (65 \u2030 contre 41 \u2030). De m\u00eame, la mortalit\u00e9 infantile (105 \u2030) est inf\u00e9rieure \u00e0 la mortalit\u00e9 juv\u00e9nile (127 \u2030). Le niveau d\u2019instruction de la m\u00e8re, son comportement procr\u00e9ateur li\u00e9 \u00e0 l\u2019espacement des naissances, \u00e0 l\u2019\u00e2ge \u00e0 la procr\u00e9ation et au nombre d\u2019accouchements, d\u00e9terminent encore plus les risques de mortalit\u00e9 des enfants quelles que soient, par ailleurs, les autres conditions sociales. Ainsi le risque de mourir avant l\u2019\u00e2ge de 5 ans est 2,3 fois plus \u00e9lev\u00e9 pour un enfant dont la m\u00e8re n\u2019a aucun niveau d\u2019instruction que celui dont la m\u00e8re a atteint au moins le niveau secondaire. De m\u00eame, les enfants issus de m\u00e8re \u00e2g\u00e9e de moins de 20 ans courent un plus grand risque de d\u00e9c\u00e9der avant leur premier anniversaire : 142 \u2030 contre 105 \u2030 pour l\u2019ensemble. La mortalit\u00e9 maternelle est \u00e9lev\u00e9e au Burkina. Pour la p\u00e9riode 1994-1998, le taux de mortalit\u00e9 maternelle est estim\u00e9 \u00e0 484 d\u00e9c\u00e8s pour 100 000 naissances vivantes. Environ la moiti\u00e9 des femmes (52 %) et pr\u00e8s de 9 hommes sur 10 (88 %) ont entendu parler des Maladies Sexuellement Transmissibles (MST). La grande majorit\u00e9 des Burkinab\u00e8 (96 % des hommes et 87 % des femmes) ont entendu parler du sida. Cependant, parmi ceux qui connaissent le sida, 9 % des femmes et 5 % des hommes pensent que rien ne peut \u00eatre fait pour \u00e9viter de contracter cette maladie. De plus, 30 % des femmes et 16 % des hommes ne connaissent aucun moyen pour \u00e9viter le sida. Au Burkina Faso, plus du tiers des femmes (36 %) et 22 % des hommes qui connaissent le sida pensent ne courir aucun risque de le contracter. \u00c0 l\u2019oppos\u00e9, 9 % des femmes et 7 % des hommes estiment que leurs risques de contracter le sida sont importants. Par ailleurs, 47 % des femmes et 22 % des hommes ont d\u00e9clar\u00e9 ne pas avoir modifi\u00e9 leur comportement sexuel depuis qu\u2019ils ont entendu parler du sida. Bien que  la quasi-totalit\u00e9 des hommes et les trois quarts des femmes connaissent le condom, 37 % des hommes et seulement 10 % des femmes ont d\u00e9clar\u00e9 en avoir d\u00e9j\u00e0 utilis\u00e9 pour \u00e9viter de contracter une MST\/sida.\nL\u2019excision est une pratique tr\u00e8s fr\u00e9quente au plan national : pr\u00e8s des trois quarts des femmes de 15-49 ans (72 %) sont excis\u00e9es. Cette pratique est particuli\u00e8rement fr\u00e9quente chez les femmes de religion musulmane (78 %), et chez celles r\u00e9sidant dans les r\u00e9gions Ouest (86 %) et Nord (81 %). De plus, parmi les femmes enqu\u00eat\u00e9es, 25 % avaient d\u00e9j\u00e0 fait exciser leur fille a\u00een\u00e9e mais 22 % ont d\u00e9clar\u00e9, par contre, qu\u2019elles n\u2019avaient pas l\u2019intention de la faire exciser. Parmi les femmes qui connaissent l\u2019excision, pr\u00e8s des deux tiers (65 %) ont d\u00e9clar\u00e9 qu\u2019elles \u00e9taient favorables \u00e0 l\u2019abandon de cette pratique. Parmi les hommes, cette proportion est de 69 %. Les complications m\u00e9dicales caus\u00e9es par l\u2019excision ainsi que l\u2019interdiction par la loi constituent les deux principales raisons cit\u00e9es par les hommes et les femmes pour justifier leur opinion en faveur de l\u2019abandon de cette pratique.","coll_dates":[{"start":"1998-11-19","end":"1999-03-07","cycle":""}],"nation":[{"name":"Burkina Faso","abbreviation":"BFA"}],"geog_coverage":"Nationale","analysis_unit":"-\tM\u00e9nages ;\n-\tFemmes de 15 - 49 ans et les enfants de moins de 05 ans ;\n-\tHommes de 15-59 ans.","universe":"L'enqu\u00eate a couvert tous les membres de droit du m\u00e9nage (r\u00e9sidents habituels) s\u00e9lectionn\u00e9s, tous les membres de ces m\u00e9nages ont \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9s \u00e0 l'aide d'un questionnaire m\u00e9nage et chaque femme \u00e2g\u00e9e de 15 \u00e0 49 ans que l'on a identifi\u00e9e a \u00e9t\u00e9 \u00e9galement enqu\u00eat\u00e9e avec un questionnaire individuel femme. Dans la moiti\u00e9 des m\u00e9nages s\u00e9lectionn\u00e9s pour l'enqu\u00eate femme, tous les hommes \u00e2g\u00e9s 15-59 ans ont \u00e9t\u00e9 interrog\u00e9s pour l'enqu\u00eate homme.","data_kind":"Sample survey data [ssd]","notes":"Au niveau m\u00e9nage \n\nEnregistr\u00e9 tous les membres du m\u00e9nage avec certaines de leurs caract\u00e9ristiques : nom, lien de parent\u00e9 avec le chef de m\u00e9nage, sexe, \u00e2ge, situation de r\u00e9sidence, niveau d'instruction, etc. Il convient \u00e9galement des informations relatives aux conditions de vie du m\u00e9nage. \n\nSujets concernant les femmes :\n\n-\treproduction ;\n-\tcontraception ;\n-\tgrossesse et allaitement, vaccination et sant\u00e9 ;\n-\tmariage ;\n-\tpr\u00e9f\u00e9rence en mati\u00e8re de f\u00e9condit\u00e9 ;\n-\tcaract\u00e9ristiques du conjoint et activit\u00e9 professionnelle de femme ;\n-\tsida et autres Maladies Sexuellement Transmissibles (MST) ;\n-\texcision ;\n-\tmortalit\u00e9 maternelle ;\n-\ttaille et poids (des enfants de moins de cinq ans et leur m\u00e8re).\n\nSujets concernant les hommes :\n\n-\tcaract\u00e9ristiques socio-d\u00e9mographiques de l'enqu\u00eat\u00e9;\n-\treproduction;\n-\tcontraception; \n-\tmariage; \n-\tpr\u00e9f\u00e9rence en mati\u00e8re de f\u00e9condit\u00e9; \n-\tsida et autres maladies sexuellement transmissibles;\n-\topinion des hommes sur la pratique de l'excision."},"method":{"data_collection":{"data_collectors":[{"name":"Institut nationale de statistique et de la d\u00e9mographie","abbr":"INSD","role":"","affiliation":"Minist\u00e8re de l'\u00e9conomie et des finances"}],"sampling_procedure":"L'\u00e9chantillon cible de l'EDSBF-II est de 6000 femmes en \u00e2ge de procr\u00e9er (15- 49 ans). L'\u00e9chantillon est stratifi\u00e9, pond\u00e9r\u00e9 et repr\u00e9sentatif au niveau national et au niveau des milieux de r\u00e9sidence. Il est bas\u00e9 sur un sondage par grappes stratifi\u00e9 \u00e0 deux degr\u00e9s. Au premier degr\u00e9, 210 grappes constituant les unit\u00e9s primaires de sondage, ont \u00e9t\u00e9 s\u00e9lectionn\u00e9es par tirage al\u00e9atoire \u00e0 partir de la liste de toutes les Zones de D\u00e9nombrement (ZD) du Recensement G\u00e9n\u00e9ral de la Population et de l'Habitation (RGPH) de 1996. Au deuxi\u00e8me degr\u00e9, les m\u00e9nages ont \u00e9t\u00e9 tir\u00e9s \u00e0 partir de la liste des m\u00e9nages d\u00e9nombr\u00e9s dans chaque grappe. Toutes les femmes de 15 \u00e0 49 ans de ces m\u00e9nages ont \u00e9t\u00e9 enqu\u00eat\u00e9s. L'\u00e9chantillon des hommes a \u00e9t\u00e9 obtenu \u00e0 partir d'un sous-\u00e9chantillon des m\u00e9nages (1 m\u00e9nage sur 2).\n\nConf\u00e8re Annexe A du rapport final.","coll_mode":["Face-to-face [f2f]"],"research_instrument":"-\tQuestionnaire m\u00e9nage.\n-\tQuestionnaire individuel femme.\n-\tQuestionnaire individuel homme.","sources":[{"name":"","origin":"","characteristics":""}],"act_min":"Pour garantir une bonne r\u00e9alisation de l'enqu\u00eate, un comit\u00e9 technique a \u00e9t\u00e9 mis en place sous la responsabilit\u00e9 d'un directeur National et d'un Directeur Technique. Ils avaient en charge la supervision g\u00e9n\u00e9rale la supervision g\u00e9n\u00e9rale de l'enqu\u00eate, y compris les travaux informatiques","weight":"Voir Annexe A du rapport final.","cleaning_operations":"L'ensemble des op\u00e9rations de saisie et d'apurement des donn\u00e9es ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9es \u00e0 l'INSD par une \u00e9quipe de six agents, un contr\u00f4leur et un superviseur. La saisie des questionnaires a commenc\u00e9 une semaine seulement apr\u00e8s le d\u00e9but de la collecte et s'est poursuivie jusqu'en avril 1999. L'apurement a permis de v\u00e9rifier la coh\u00e9rence interne des donn\u00e9es saisies. Par ailleurs, la double saisie a \u00e9t\u00e9 appliqu\u00e9e \u00e0 tous les questionnaires. Apr\u00e8s l'apurement des donn\u00e9es, les dates des \u00e9v\u00e8nements ont \u00e9t\u00e9 imput\u00e9es, dans le cas o\u00f9 ces informations n'avaient pas \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9es dans le questionnaire (date de naissance de la femme, date du premier mariage de la femme, date de naissance des enfants et \u00e2ge au d\u00e9c\u00e8s des enfants)."},"analysis_info":{"response_rate":"-\tTaux de r\u00e9ponse des m\u00e9nages est de 98,0%. \n-\tTaux de r\u00e9ponse des femmes est de 95,6%. \n-\tTaux de r\u00e9ponse des hommes est de 91,1%.","sampling_error_estimates":"Voir Annexe B du rapport final."}},"data_access":{"dataset_use":{"conf_dec":[{"txt":"L'acc\u00e8s aux donn\u00e9es est soumis aux principes de confidentialit\u00e9 et de protection des informations. Toute personne, institution ou organisation autoris\u00e9e \u00e0 acc\u00e9der \u00e0 ces donn\u00e9es s'engage \u00e0 respecter les dispositions suivantes :\n1. Utilisation limit\u00e9e des donn\u00e9es: les donn\u00e9es fournies doivent \u00eatre utilis\u00e9es exclusivement aux fins pour lesquelles elles ont \u00e9t\u00e9 obtenues. Toute utilisation non autoris\u00e9e, notamment \u00e0 des fins commerciales, est strictement interdite sans l'accord pr\u00e9alable des responsables concern\u00e9s.\n2. Protection de la confidentialit\u00e9: les utilisateurs doivent accorder une attention particuli\u00e8re \u00e0 la confidentialit\u00e9 des informations individuelles ou sensibles contenues dans les donn\u00e9es. En aucun cas, les donn\u00e9es ne doivent \u00eatre utilis\u00e9es pour identifier ou divulguer des informations personnelles sur les individus ou les entit\u00e9s concern\u00e9es.\n3. Partage et diffusion: les donn\u00e9es ne peuvent \u00eatre partag\u00e9es, publi\u00e9es ou transmises \u00e0 d'autres niveaux sans une autorisation explicite pr\u00e9alable. Toute publication impliquant ces donn\u00e9es doit garantir l'anonymat des informations sensibles et respecter scrupuleusement les droits des personnes concern\u00e9es.\n4. S\u00e9curit\u00e9 des donn\u00e9es: les utilisateurs doivent prendre toutes les mesures n\u00e9cessaires pour prot\u00e9ger leurs donn\u00e9es contre tout acc\u00e8s non autoris\u00e9, toute perte ou tout dommage.\n5. Responsabilit\u00e9 l\u00e9gale: tout manquement aux conditions d'acc\u00e8s ou d'utilisation des donn\u00e9es peut entra\u00eener des sanctions, notamment la r\u00e9vocation des droits d'acc\u00e8s, des poursuites judiciaires et l'obligation de r\u00e9paration.\n6. Engagement d'un engagement: les utilisateurs doivent signer un engagement de confidentialit\u00e9 avant d'acc\u00e9der aux donn\u00e9es, attestant ainsi de leur compr\u00e9hension et de leur respect des conditions li\u00e9es \u00e0 leur utilisation.","required":"yes","form_no":"","form_uri":""}],"contact":[{"name":"Direction de l'informatique et du management de l'information statistique","affiliation":"Institut national de la statistique et de la d\u00e9mographie","email":"","uri":""}],"conditions":"L'ensemble de donn\u00e9es a \u00e9t\u00e9 rendu anonyme et est disponible en tant qu'ensemble de donn\u00e9es \u00e0 usage public. Il est accessible \u00e0 tous \u00e0 des fins statistiques et de recherche uniquement, selon les conditions suivantes :\n1. Les donn\u00e9es et autres mat\u00e9riels ne seront pas redistribu\u00e9s ou vendus \u00e0 d'autres personnes, institutions ou organisations sans l'accord \u00e9crit l'INSD. \n2. Les donn\u00e9es ne seront utilis\u00e9es qu'\u00e0 des fins statistiques et de recherche scientifique. Elles ne serviront qu'\u00e0 communiquer des informations agr\u00e9g\u00e9es et non \u00e0 enqu\u00eater sur des personnes ou des organisations sp\u00e9cifiques. \n3. Aucune tentative ne sera faite pour r\u00e9identifier les r\u00e9pondants et aucune utilisation ne sera faite de l'identit\u00e9 d'une personne ou d'un \u00e9tablissement d\u00e9couverte par inadvertance. Toute d\u00e9couverte de ce type sera imm\u00e9diatement signal\u00e9e \u00e0 l'INSD. \n4. Aucune tentative ne sera faite pour \u00e9tablir des liens entre les ensembles de donn\u00e9es fournis par l'INSD et d'autres ensembles de donn\u00e9es qui pourraient permettre d'identifier des personnes ou des organisations. \n5. Tout livre, article, document de conf\u00e9rence, th\u00e8se, m\u00e9moire, rapport ou autre publication utilisant des donn\u00e9es obtenues \u00e0 partir du Catalogue central de donn\u00e9es citera la source des donn\u00e9es conform\u00e9ment \u00e0 l'exigence de citation fournie avec chaque ensemble de donn\u00e9es. \n6. Une copie \u00e9lectronique de tous les rapports et publications bas\u00e9s sur les donn\u00e9es demand\u00e9es sera envoy\u00e9e \u00e0 l'INSD via le mail fabrice.kambou@insd.bf <mailto:fabrice.kambou@insd.bf>.","disclaimer":"L'utilisateur des donn\u00e9es reconna\u00eet que l'INSD, le distributeur autoris\u00e9 des donn\u00e9es et l'organisme de financement concern\u00e9 ne sont pas responsables de l'utilisation des donn\u00e9es ou des interpr\u00e9tations ou d\u00e9ductions bas\u00e9es sur ces utilisations."}}},"schematype":"survey"}